« J’ai l’impression de renaître» : la citoyenneté apporte un nouvel espoir à une minorité apatride au Kenya

Publié : 6/Nov/2017
Source: HCR

By Radha Govil

KILIFI, Kenya – Les touristes qui visitent les régions côtières de Kwale et Kilifi au Kenya reviennent souvent chez eux avec des sculptures en ébène finement ciselées. Beaucoup parmi de talentueux artistes qui sculptent et vendent ces souvenirs sont des Makondé, un groupe ethnique qui jusqu’à récemment était apatride et exclu du marché du travail légal au Kenya.

« Nous étions les premiers sculpteurs à vendre sur la plage, mais ils venaient nous arrêter en disant que nous n’avions pas d’autorisation pour entrer dans cette zone », déclare Thomas Nguli, 60 ans, chef de la communauté Makondé. « C’était une plage publique !  Bon, on a payé des intermédiaires qui nous obtenaient des permis, mais ensuite ils allaient vite nous dénoncer à la police qui s’emparait de nos maigres gains. »

Les Makondé du nord du Mozambique sont venus au Kenya comme travailleurs agricoles pendant la période coloniale britannique, puis en tant que descendants des combattants de la liberté exilés et des réfugiés pendant la guerre civile au Mozambique. Mais, malgré le fait que de nombreuses familles Makondé soient installées au Kenya depuis bien avant l’indépendance en 1963, les Makondé n’ont jamais été reconnus en tant que citoyens.

Lire la suite: http://www.unhcr.org/fr/news/stories/2017/11/5a02bbd2a/jai-limpression-renaitre-citoyennete-apporte-nouvel-espoir-minorite-apatride.html

Thèmes: Apatridie, Naturalisation et le mariage
Les régions: Kenya
An: 2017