Afrique australe

Les dix pays de la région de l’Afrique australe reconnus par l’Union africaine ont une histoire très diverse en matière de nationalité, en dépit de l’héritage juridique commun de la majorité d’entre eux au sein du Commonwealth britannique. Les «états d’implantation de colons » — Afrique du Sud,  Zimbabwe et Namibie — ont eu leurs propres codes de la nationalité beaucoup plus tôt que les autres pays qui n’ont adopté une législation sur la nationalité qu’après l’indépendance, dans les années 1960 et 70.

Alors que les lois de l’Afrique du Sud et de la Namibie prévoyaient des protections fortes contre l’apatridie, tout comme les Etats lusophones, les lois fondées sur l’origine dans les autres pays anglophones ont laissé de nombreuses personnes menacées d’apatridie. La discrimination de genre a diminué, mais l’Afrique australe est allée moins loin vers l’acceptation de la double nationalité que d’autres régions.

La crise majeure par rapport à la nationalité dans la région s’est produite au Zimbabwe, où le gouvernement de 2000 a refusé de reconnaître comme Zimbabwéens les personnes qui pouvaient potentiellement prétendre à une autre nationalité (même si elles n’avaient jamais fait la moindre tentative pour prétendre à ladite nationalité et qu’elles pouvaient ne pas remplir les conditions d’octroi de cette nationalité en vertu du code de la nationalité de l’autre pays). La Constitution du Zimbabwe de 2013 devrait résoudre certaines de ces questions et elle permet la double nationalité pour les citoyens d’origine ; toutefois, trois ans plus tard, le code de la nationalité n’avait toujours pas été modifié.

En ajoutant à la région de l’Afrique australe cinq pays supplémentaires (RDC, Madagascar, Maurice, Seychelles, Tanzanie), on obtient la Communauté économique de développement de l’Afrique australe (Southern African Development Community ; SADC), une communauté économique régionale également reconnue par l’UA. La SADC a adopté un protocole sur la libre circulation, mais il est beaucoup moins complet et l’intégration régionale est généralement moins développée qu’en Afrique de l’Est et de l’Ouest. Le Protocole de la SADC sur le genre et le développement, cependant, contient des engagements forts pour que l’égalité des femmes soit inscrite dans les constitutions et les lois nationales, y compris en ce qui concerne le droit à une nationalité.

 

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