Afrique de l’Est

Pour l’Union africaine, la région de l’Afrique de l’Est se compose de 14 pays dont quatre – le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda, auxquels il faut ajouter le Burundi (appartenant à la région de l’Afrique centrale) – sont également membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), l’une des communautés économiques régionales également reconnue par l’UA. La CAE, relancée en 2000, vise à créer une zone de libre circulation similaire à celle établie par la CEDEAO en Afrique de l’Ouest ; en 2016, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda ont commencé à délivrer un passeport biométrique de forme commune.

La région de l’Afrique de l’Est est confrontée à des difficultés parmi les plus graves en matière d’apatridie en Afrique. On peut citer au titre de ces défis les conséquences de l’effondrement du gouvernement en Somalie, qui a conduit à un grand afflux de réfugiés, dont beaucoup ont été incapables de s’intégrer en tant que ressortissants dans les pays voisins, malgré une longue durée de résidence. Les processus créant l’Erythrée et le Soudan du Sud, qui se sont séparés respectivement de l’Ethiopie et du Soudan, ont également laissé de vastes populations en danger d’apatridie. Le Somaliland et le Puntland revendiquent également l’indépendance par rapport à la Somalie et ont délivré des cartes d’identité, mais ils ne sont pas reconnus par l’Union africaine.

Les traditions juridiques de la région varient grandement, mais comme d’autres régions d’Afrique, les pays de l’Afrique de l’Est autorisent de plus en plus la double nationalité et respectent l’égalité des droits entre hommes et femmes, même si la discrimination de genre perdure dans plusieurs pays. Quelques textes législatifs, notamment en Ouganda et en Somalie, restreignent explicitement l’accès à la nationalité sur la base de l’appartenance ethnique ; dans d’autres pays, une telle discrimination est très répandue dans la pratique.

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