Egypte

En Egypte, la nationalité est fondée sur le code de la nationalité de 1975. Il a été modifié en 2004, afin d’octroyer aux femmes égyptiennes le droit de transmettre la nationalité à leurs enfants. Le Comité des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes se félicite de la révision de la loi, mais a fait part de ses préoccupations en raison des difficultés persistantes pour les femmes dans la pratique.

L’Egypte a longtemps été une destination pour les migrants, que ce soit ceux qui fuient la guerre en Palestine et qui ont eu tendance à rester en Egypte, ou des migrants plus récents fuyant les guerres dans la Corne de l’Afrique qui ont eu tendance à rester seulement provisoirement. La loi égyptienne ne permet pas aux réfugiés d’être naturalisés, quelle que soit la durée de leur séjour, sauf s’ils sont mariés à un Egyptien ou ont un parent égyptien. Les Palestiniens sont explicitement exclus de la naturalisation pour préserver leur identité et leur cause politique.

Le Réveil arabe de 2011 a apporté de nouvelles avancées en matière de nationalité, d’abord un meilleur accès à la nationalité pour les enfants de père palestinien (conformément à la recommandation du Comité des Nations Unies sur les droits de l’enfant) ; mais il y eut ensuite beaucoup de privations de la nationalité de Palestiniens et d’autres individus présumés être impliqués dans des activités terroristes. La nouvelle constitution adoptée en 2011 établit de nouvelles restrictions sur la nationalité pour le président et sa famille.