Guinée

En Guinée, la nationalité est régie par le Code Civil de 1996. La loi prévoit l’attribution automatique de la nationalité guinéenne fondée sur la naissance et la résidence en Guinée, mais comprend certaines dispositions discriminatoires en ce qui concerne les droits des femmes à transmettre leur nationalité à leurs enfants et époux.

Le Comité des Nations Unies des droits de l’enfant a exprimé sa préoccupation en 2013 car seulement un tiers des naissances sont enregistrées ; en 2014, le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes a regretté que la discrimination de genre perdure dans le code de la nationalité.

Le gouvernement de Guinée a ouvert ses frontières à des centaines de milliers de réfugiés des conflits en Sierra Leone et au Libéria. Toutefois, lorsque des rebelles de ces conflits ont attaqué le territoire guinéen en 2000, le Président a incité à des attaques contre la population réfugiée, conduisant à de graves violations des droits de l’homme et l’expulsion de nombreux réfugiés. La Commission africaine des droits et des droits des peuples a ensuite conclu que le gouvernement guinéen avait agi en violation de la Charte africaine dans le cadre de ces événements.