Libéria

Au Libéria, la nationalité est régie par le chapitre 4 de la Constitution de 1984 et le Code de la nationalité de 1973, le Aliens and Nationality Law. La Constitution et le code instaurent tous deux la discrimination sur la base de la race, en déclarant que « seules les personnes qui sont des Noirs ou d’origine noire peuvent prétendre à la nationalité libérienne d’origine ou par naturalisation. » Toutefois, il existe des contradictions sur d’autres aspects : si la constitution prévoit l’égalité de droits entre hommes et femmes pour la transmission de la nationalité, la loi pratique la discrimination de genre pour les enfants nés en dehors du pays. Dans le même temps, l’attribution en vertu du droit de la nationalité pour tout enfant né au Liberia n’est pas confirmée dans la constitution.

Le Comité des Nations Unies des droits de l’enfant est préoccupé par le taux très faible d’enregistrement des naissances, et aussi par la restriction de l’octroi de la citoyenneté sur la base de la couleur et l’origine raciale. Le Comité des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes avait également exhorté le Liberia à éliminer la discrimination fondée sur le sexe dans la législation.

La guerre civile au Libéria a amené de vastes populations de réfugiés libériens à vivre dans les pays voisins. Bien que la majorité ait maintenant regagné le Liberia, un nombre significatif a tenté de rester dans les pays d’accueil, soulevant la question de la possibilité d’être naturalisé.

 

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