Guinée

En Guinée, la nationalité est régie par le Code civil de 2019. Les réformes de 2019 ont éliminé la discrimination fondée sur le sexe pour la transmission de la nationalité guinéenne aux enfants et aux époux. Le Code prévoit également l’attribution automatique de la nationalité guinéenne à l’enfant né en Guinée d’un parent qui y est lui-même né, et à l’enfant né en Guinée de parents inconnus, apatrides ou de nationalité inconnue. Un enfant nouveau-né trouvé en Guinée est présumé guinéen.

Le Comité des Nations Unies des droits de l’enfant a exprimé sa préoccupation en 2013 car seulement un tiers des naissances sont enregistrées ; en 2014, le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes a regretté que la discrimination de genre perdure dans le code de la nationalité.

Le gouvernement de Guinée a ouvert ses frontières à des centaines de milliers de réfugiés des conflits en Sierra Leone et au Libéria. Toutefois, lorsque des rebelles de ces conflits ont attaqué le territoire guinéen en 2000, le Président a incité à des attaques contre la population réfugiée, conduisant à de graves violations des droits de l’homme et l’expulsion de nombreux réfugiés. La Commission africaine des droits et des droits des peuples a ensuite conclu que le gouvernement guinéen avait agi en violation de la Charte africaine dans le cadre de ces événements.