Burkina : pour retrouver leur identité, les enfants fantômes attendent que l’état civil tranche entre deux technologies

Published: 6/Fév/2017
Source: Le Monde Afrique

ICivil veut doter les nouveau-nés non-déclarés d’un bracelet ayant valeur de carte d’identité, mais l’Etat teste une autre application et la solution se fait attendre. Ils sont les oubliés de la société. Aux yeux de l’Etat, ils n’existent pas. Au Burkina Faso, ces enfants fantômes, non enregistrés à la naissance, représentaient, en 2015, 21 % des moins de cinq ans, selon l’Etat.

Ils sont les oubliés de la société. Aux yeux de l’Etat, ils n’existent pas. Au Burkina Faso, ces enfants fantômes, non enregistrés à la naissance, représentaient, en 2015, 21 % des moins de cinq ans, selon l’Etat. Sans acte de naissance ni état civil, ces enfants ne peuvent pas s’inscrire à l’école, passer leurs examens ou encore bénéficier d’une protection sociale et juridique. Bref, ils n’ont aucun droit.

A Ouagadougou, la capitale, un homme a trouvé une solution pour rendre leur identité à ces centaines de milliers d’enfants fantômes burkinabés. Fin 2012, le Burkinabè Adama Sawadogo, consultant spécialisé en fraude documentaire, a inventé ICivil, une application permettant aux sages-femmes travaillant dans les zones les plus reculées d’enregistrer chaque naissance à partir d’un smartphone.

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Themes: Enregistrement des naissances, Pièces d'identité
Regions: Afrique de l'Ouest, Burkina Faso
Year: 2017