{"id":13886,"date":"2016-11-04T12:49:55","date_gmt":"2016-11-04T12:49:55","guid":{"rendered":"http:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/?p=13886"},"modified":"2017-08-03T16:22:18","modified_gmt":"2017-08-03T16:22:18","slug":"le-gouvernement-liberien-accorde-la-nationalite-aux-anciens-refugies-liberiens-a-risque-le-dapatridie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/le-gouvernement-liberien-accorde-la-nationalite-aux-anciens-refugies-liberiens-a-risque-le-dapatridie\/","title":{"rendered":"Le gouvernement lib\u00e9rien accorde la nationalit\u00e9 aux anciens r\u00e9fugi\u00e9s lib\u00e9riens \u00e0 risque d&rsquo;apatridie"},"content":{"rendered":"<p><em>Pour \u00e9viter que d\u2019anciens r\u00e9fugi\u00e9s lib\u00e9riens en Afrique de l&rsquo;Ouest deviennent des apatrides, le gouvernement lib\u00e9rien a men\u00e9 des missions de r\u00e9\u00e9valuation des personnes \u00e0 risque d&rsquo;apatridie dans les pays o\u00f9 elles ont trouv\u00e9\u00a0aside.<\/em><\/p>\n<p><strong>DAKAR, <\/strong>S\u00c9N\u00c9GAL, 4 novembre 2016 (HCR) &#8211; \u00ab\u00a0Je suis soulag\u00e9 aujourd&rsquo;hui car je pourrai d\u00e9sormais me d\u00e9placer partout et retourner dans mon pays quand je le veux avec mes enfants\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Samuka, 41 ans, ancien r\u00e9fugi\u00e9 lib\u00e9rien dont le droit \u00e0 une nationalit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9tabli le 28 octobre 2016. Samuka a fui la guerre civile qui a d\u00e9vast\u00e9 son pays d&rsquo;origine dans les ann\u00e9es 1990 et au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai quitt\u00e9 le Lib\u00e9ria en 1991 pour sauver ma vie et j&rsquo;ai trouv\u00e9 refuge en Guin\u00e9e Conakry. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9 de mes parents pendant la fuite. J&rsquo;avais alors 16 ans et je n&rsquo;avais pas de document d&rsquo;identity\u00a0\u00bb, explique-t-il. \u00ab\u00a0Plus tard, j&rsquo;ai quitt\u00e9 la Guin\u00e9e Conakry en 1993 et \u200b\u200bje suis all\u00e9 en Guin\u00e9e Bissau et de l\u00e0, je suis venu au S\u00e9n\u00e9gal en 1994\u00bb. Une fois au S\u00e9n\u00e9gal, Samuka obtient une bourse du HCR et fait des \u00e9tudes en informatique \u00e0 Dakar. Cependant, les possibilit\u00e9s d&#8217;emploi ont \u00e9t\u00e9 limits pour lui, en particulier dans sa situation, car Samuka n&rsquo;a pas de document d&rsquo;identit\u00e9.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur de la clause de cessation * pour les r\u00e9fugi\u00e9s lib\u00e9riens en juin 2012, le HCR a aid\u00e9 le Gouvernement lib\u00e9rien \u00e0 entreprendre des missions de d\u00e9livrance de passeports aux r\u00e9fugi\u00e9s lib\u00e9riens qui souhaitaient s&rsquo;int\u00e9grer localement dans leur pays de r\u00e9sidence actuelle. L&rsquo;exercice a eu lieu en 2013 et 2014; 910 personnes ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9es de passeports lib\u00e9riens principalement parce qu&rsquo;elles ne pouvaient pas prouver leur nationalit\u00e9. En cons\u00e9quence, elles ont \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9se dans un vide juridique, devenant ainsi des apatrides.<\/p>\n<p>Samuka et ses 3 enfants Marie Madeleine, 22 ans, Mohamed, 16 ans, et Madou, 5 ans, se sont retrouv\u00e9s dans cette situation au S\u00e9n\u00e9gal. Sa femme, une native du Lib\u00e9ria ne pouvait pas, selon la loi lib\u00e9rienne, transmettre sa nationalit\u00e9 \u00e0 ses enfants. \u00ab\u00a0J&rsquo;\u00e9tais vraiment inquiet car je n&rsquo;avais pas de document, sauf la carte d&rsquo;identit\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s d\u00e9livr\u00e9e par les autorit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises, qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 expir\u00e9e. De plus, depuis que la clause de cessation pour les r\u00e9fugi\u00e9s lib\u00e9riens est entr\u00e9e en vigueur, ma carte d&rsquo;identit\u00e9 de r\u00e9fugi\u00e9 n&rsquo;a pas pu \u00eatre renouvel\u00e9e. Je suis donc rest\u00e9 sans document avec mes enfants\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce aux activit\u00e9s de plaidoyer men\u00e9es par le HCR, le Gouvernement lib\u00e9rien, par l&rsquo;entremise de la Commission lib\u00e9rienne de rapatriement et de r\u00e9installation des r\u00e9fugi\u00e9s, a accept\u00e9 cette ann\u00e9e, avec le soutien du HCR, d&rsquo;entreprendre une mission dans les 8 pays (C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, Gambie, Guin\u00e9e, Mali, Nigeria, S\u00e9n\u00e9gal et Sierra Leone) accueillant des personnes avec\u00a0des profils similaires en Afrique de l&rsquo;Ouest pour examiner leurs cas.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous ne pouvons pas rester insensibles \u00e0 cette situation\u00a0\u00bb, affirme Dorbor Marvie, chef de la mission de d\u00e9livrance du passeport biom\u00e9trique lib\u00e9rien dans la r\u00e9gion. \u00ab\u00a0\u00c0 partir du moment o\u00f9 la clause de cessation est entr\u00e9e en vigueur, ces personnes se sont retrouv\u00e9es sans document et elles couraient le risque de devenir apatrides parce qu&rsquo;elles ne peuvent prouver leur nationalit\u00e9 lib\u00e9rienne\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour, des missions ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es en Gambie, en Guin\u00e9e, au Nigeria et au S\u00e9n\u00e9gal, o\u00f9 225 individus ont \u00e9t\u00e9 reconnus comme citoyens lib\u00e9riens. Des missions sont en cours dans les autres pays et devraient \u00eatre achev\u00e9es en d\u00e9cembre de cette ann\u00e9e. \u00ab\u00a0Nous sommes satisfaits du processus parce qu&rsquo;il est triste de voir nos citoyens dans les pays o\u00f9 ils r\u00e9sident actuellement ne pas \u00eatre en mesure de prouver leur identit\u00e9 lorsqu&rsquo;ils sont interrog\u00e9s par la police. C&rsquo;est la tristesse de l&rsquo;apatridie. Mais maintenant que ces gens ont \u00e9t\u00e9 interview\u00e9s et reconnus comme des Lib\u00e9riens, ils seront en mesure d&rsquo;avoir des passeports pour les identifier comme des citoyens lib\u00e9riens\u00a0; je pense que \u00a0nous devrons nous en r\u00e9jouir et les requ\u00e9rants eux-m\u00eames ont \u00e9galement tr\u00e8s heureux\u00a0\u00bb ajoute Dorbor Marvie.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Un document d&rsquo;identity, c est important, un document d&rsquo;identit\u00e9, c\u2019est la vie\u00a0\u00bb, affirme\u00a0Samuka qui s&rsquo;attend \u00e0 recevoir\u00a0un document d&rsquo;identit\u00e9\u00a0lib\u00e9rien tr\u00e8s bient\u00f4t une fois les passeports imprim\u00e9s et envoy\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal par l&rsquo;interm\u00e9diaire du HCR. Il esp\u00e8re \u00e9galement un meilleur avenir pour ses enfants, qui pourront jouir pleinement de leurs droits.<\/p>\n<p>Il y a un million d&rsquo;apatrides en Afrique de l&rsquo;Ouest. La plupart des apatrides n&rsquo;ont jamais franchi de fronti\u00e8res et se retrouvent apatrides dans le pays o\u00f9 ils peuvent toujours avoir r\u00e9sid\u00e9; quelques-uns sont d&rsquo;anciens r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>\n<p>* Une situation o\u00f9, en raison du changement dans leur pays d&rsquo;origine, les r\u00e9fugi\u00e9s n&rsquo;ont plus besoin d&rsquo;une protection internationale et ne peuvent donc refuser de se pr\u00e9valoir de la protection de leur pays d&rsquo;origine ou de nationalit\u00e9.<\/p>\n<p>Lire l&rsquo;original: <a href=\"http:\/\/kora.unhcr.org\/liberian-government-grants-nationality-former-liberian-refugees-risk-statelessness\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">http:\/\/kora.unhcr.org\/liberian-government-grants-nationality-former-liberian-refugees-risk-statelessness\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Pour \u00e9viter que d\u2019anciens r\u00e9fugi\u00e9s lib\u00e9riens en Afrique de l&rsquo;Ouest deviennent des apatrides, le gouvernement lib\u00e9rien a men\u00e9 des missions de r\u00e9\u00e9valuation des personnes \u00e0 risque d&rsquo;apatridie dans les pays o\u00f9 elles ont trouv\u00e9\u00a0aside. DAKAR, S\u00c9N\u00c9GAL, 4 novembre 2016 (HCR) &#8211; \u00ab\u00a0Je suis soulag\u00e9 aujourd&rsquo;hui car je pourrai d\u00e9sormais me d\u00e9placer partout et retourner dans [&hellip;]","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[499],"tags":[],"class_list":["post-13886","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classifiee","region-liberia-fr","type-articles-de-presse","item-year-395","item-theme-acquisition-de-la-nationalite","item-theme-apatridie","item-theme-nationalite-et-des-refugies"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13886","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13886"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13886\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13888,"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13886\/revisions\/13888"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13886"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13886"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/citizenshiprightsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13886"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}