Au Niger, un décret antiterroriste vise les opposants politiques: La junte déchoit provisoirement neuf personnes de leur nationalité nigérienne
Published: 15/Oct/2024
Source: Human Rights Watch
Le 10 octobre, le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, a signé un décret retirant provisoirement leur nationalité nigérienne à neuf personnes liées à l’ancien président Mohamed Bazoum, qui a été renversé en juillet 2023 et reste détenu arbitrairement. Le décret est basé sur une ordonnance antérieure instituant une base de données de personnes soupçonnées de terrorisme.
Ces neuf personnes, qui ont occupé des postes importants au sein du gouvernement de Mohamed Bazoum, sont toutes actuellement en exil. Parmi elles figurent Rhissa Ag Boula, ancien conseiller de Mohamed Bazoum ; Karingama Wali Ibrahim, ancien chef de la garde présidentielle ; le général Mahamadou Abou Tarka, chef de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, qui met en œuvre des processus de paix avec les groupes rebelles ; ainsi qu’Amadou N’Gade Hamid et Abdou Pagoui Hamidine, deux anciens membres du cabinet.
Le décret accuse les neuf personnes de « mener des activités susceptibles de perturber la paix et la sécurité publiques » et de « complot contre l’autorité de l’État et de trahison », entre autres chefs d’accusation. En septembre 2023, la junte avait lancé des avis de recherche contre 20 personnalités du gouvernement de Mohamed Bazoum, dont certaines sont aujourd’hui déchues de leur nationalité.
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